reB(H)Ut 

PERSONALE DI FABIANA IACOLUCCI

Il cuore pulsante di reB(H)Ut di Fabiana Iacolucci è l’essere umano e la sua condizione, contestualizzata nel periodo storico e socio-economico in cui viviamo.

Il titolo dell’esposizione è composto dalla parola  francese rebut, che significa scarto, rifiuto e dalla radice sanscrita bhu-, che custodisce in sé il significato di ESSERE e, nella sua evoluzione (bhu-hu-humus), di UMANO, e lascia già intuire l’intenzione comunicativa dell’artista.

La connessione che si evidanzia nel lavoro della Iacolucci, tra il principiare dell’essere umano ed il suo divenire essere sociale, in quest’epoca postmoderna, è ben sintetizzata dal pensiero di Zygmunt Bauman.

Nei suoi scritti, il sociologo polacco, sostiene che l’incertezza che attanaglia la società moderna deriva dalla trasformazione dei suoi protagonisti da produttori a consumatori.

In particolare, egli lega tra loro concetti quali il consumismo e la creazione di rifiuti umani, la globalizzazione e l’industria della paura, lo smantellamento delle sicurezze e una vita liquida sempre più frenetica che costringe ad adeguarsi alle attitudini del gruppo per non sentirsi esclusi.

L’esclusione sociale elaborata da Bauman non si basa più sull’estraneità al sistema produttivo o sul non poter comprare l’essenziale, ma sul non poter comprare per sentirsi parte della modernità. Secondo Bauman il povero, nella vita liquida, cerca di standardizzarsi agli schemi comuni, ma si sente frustrato se non riesce a sentirsi come gli altri, cioè non sentirsi accettato nel ruolo di consumatore. In tal modo, in una società che vive per il consumo, tutto si trasforma in merce, incluso l’essere umano.

Le opere della Iacolucci danno corpo a questa invisibile spirale di consumo e frustrazione che schiaccia l’essere umano, spingendolo ad essere ciò che non è.

Per rendere ancora più visibile questo meccanismo, in reB(H)Ut  l’artista elabora un altro importante concetto introdotto da Bauman: il post-panopticismo. In altre parole, un modello di società in cui le forme di controllo assumono le fattezze dell’intrattenimento e dunque del consumo. In cui sotto l’attenzione delle organizzazioni transnazionali finiscono i dati e non le persone, o meglio le loro emanazioni digitali. E in cui i rischi più elevati – più che per la privacy – sono per la libertà di azione e di scelta.

Fabiana Iacolucci invita lo spettatore a guardare le opere di reB(H)Ut  ponendosi idealmente all’interno della torre di un Panopticon, questa struttura carceraria in cui il sorvegliante può osservare (opticon) tutti (pan) i soggetti senza che questi possano capire se siano in quel momento controllati o no. Nella società contemporanea, l’architettura del panopticon sarebbe la figura di un potere che non si cala più sulla società dall’alto, ma la pervade da dentro.

Rendendo lo spettatore guardiano della propria condizione di essere umano ridotto a scarto e trasformato in oggetto e mero strumento di potere, l’intento dell’artista è quello di stimolare una re-azione a questo stato.

Non a caso le opere evidenziano uno stile che genera corpi che restituiscono un effetto solido, seppur composti da una leggerezza liquida. Uno stile in cui, come in un ossimoro, le pennellate creano un’antitesi tra gesto ed effetto, in cui il vuoto restituisce il pieno, la lacerazione una sutura, una condizione negata una possibilità.

Le coeur battant de reB(H)Ut, projet de Fabiana Iacolucci, est l’être humain et sa condition au cours de la période historique et le contexte socioéconomique dans lequel nous vivons.

Le titre de l’exposition laisse déjà deviner l’intention communicative de l’artiste. Il est composé par le mot rebut et la racine issue du sanskrit bhu-, qui garde en soi le sens du mot ÊTRE et, dans son évolution, du mot HUMAIN.

La connexion que on peut observer dans le travail de Iacolucci, entre le début de l’être humain et son devenir comme être social, dans cette époque post moderne, est clairement résumée par la pensée de Zygmunt Bauman.

Dans ses écrits, le sociologue polonais soutient que l’incertitude qui tourmente la société moderne provient de la transformation de ses protagonistes de producteurs à consommateurs.

En particulier, il lie des idées comme le consumérisme et la création de déchets humains, (une population en surnombre d’êtres qui sont rejetés, exclus, qui ne peuvent rien faire de leur existence) la globalisation et l’industrie de la peur, le démantèlement des sûretés et une vie liquide de plus en plus frénétique qui oblige à s’adapter aux dispositions du groupe pour ne pas se sentir exclu.

L’exclusion sociale élaborée par Bauman, ne se fonde plus sur l’extranéité au système productif ou sur l’impossibilité d’acheter l’essentiel, mais sur l’impossibilité d’acheter pour faire partie de la modernité.

Selon Bauman, le pauvre, dans la vie liquide, cherche une normalisation aux schémas communs, mais il se sent frustré s’il n’arrive pas à se sentir comme les autres, c’est-à-dire à ne pas se sentir accepté dans le rôle de consommateur.

De cette manière, dans une société qui vive pour la consommation, tout se transforme en marchandise, inclus l’être humain.

Les oeuvres de Iacolucci concrétisent cette spirale invisible de consommation et frustration qui écrase l’être humain et le pousse à être ce qui n’est pas.

Pour rendre ce mécanisme encore plus visible, l’artiste élabore en reB(H)Ut une autre importante notion introduite par Bauman : le post-panoptique. Autrement dit, un modèle de société dans lequel les formes de contrôle prennent les traits du divertissement et donc de la consommation. Société dans laquelle les organismes transnationales prêtent attention aux données et pas aux gens, ou plutôt à leurs émissions digitales, et dans laquelle les risques plus élevés sont pour la liberté d’action et de choix, encore plus que pour l’intimité.

Fabiana Iacolucci invite le spectateur à regarder les œuvres de reB(H)Ut en se positionnant idéalement à l’intérieur de la tour d’un Panoptique, cette architecture carcérale dans laquelle un gardien peut observer tous les sujets sans que ceux-ci puissent comprendre s’ils soient contrôlés ou pas. Dans la société contemporaine, l’architecture du Panoptique serait la figure d’un pouvoir qui ne descend pas sur la société par le haut , mais qui l’imprègne de l’intérieur.

En rendant le spectateur gardien de sa propre condition d’être humain réduit au déchet et transformé en objet et simple instrument de pouvoir, le but de l’artiste est ce de stimuler une réaction à cet état.

Ce n’est pas par hasard que les oeuvres soulignent un style qui produit corps qui rendent un effet solide, quoique composés par une légèreté liquide. Un style dans lequel, comme dans un oxymoron, les coups de pinceau créent une antithèse entre acte et effet, dans lequel le vide rend le plein, la déchirure rend une suture, une condition niée rend une possibilité.